Femme mangeant avec les doigts

Le surpoids est une réponse naturelle du corps à un stress ponctuel ou chronique, à un traumatisme, à un manque permanent de joie. Il est possible, si vous le souhaitez, de vous délester de cette armure de chair de façon douce au rythme consenti par votre corps.

Quels sont les besoins bafoués chez une personne en surpoids ? Comment pilote-t-elle ses émotions ? Les médecins passent-ils à côté de la demande implicite de la personne en quête de légèreté ? La personne est-elle vraiment entendue ? Comment va-t-elle vivre une bataille de plus (régime) contre la réponse naturelle de son corps ? Quelles sont ses croyances, ses projections ? Croit-elle que son bonheur est en lien direct avec son poids ?

Oui, il est possible d’avoir un bilan sanguin parfait en étant obèse. On peut même fabriquer du “bon cholestérol”. On peut aimer son corps alors qu’il n’est pas prêt à lâcher du lest et se sentir légère la plupart du temps. Etre heureuse avec ou sans poids idéal ? Oui ! 🙂

25 questions qui éclairent VOS SOLUTIONS : elles vous permettent de prendre conscience de VOS BESOINS DEVENUS PRIORITAIRES.
  1. Que se passe-t-il dans votre vie (travail, famille…) ?
  2. Pourquoi avez-vous grossi, selon vous ?
  3. Depuis quand ?
  4. Comment (à quel rythme) ?
  5. Comment vous sentez-vous ?
  6. Portez-vous un poids de culpabilité ?
  7. Portez-vous le poids de la honte ?
  8. Portez-vous le poids du non-dit ?
  9. Etes-vous anxieux(se) ?
  10. Quelle place occupe l’alcool dans votre vie ?
  11. Percevez-vous aisément les signaux de faim et de satiété ?
  12. Etes-vous souvent tourné(e) vers les autres au risque de vous oublier ?
  13. Quels sont vos aliments préférés ?
  14. Que vous apportent-ils comme sensations (réconfort, apaisement d’une émotion) ?
  15. Quelle est votre relation avec le plaisir ?
  16. Gras, sucré, salé, croustillant, onctueux, piquant…quelles sont vos préférences ?
  17. Recevez-vous des démonstrations d’affection avec contact physique (accolades) ?
  18. Faites-vous régulièrement l’expérience d’une expression sexuelle satisfaisante ?
  19. Vous sentez-vous en confiance dans l’intimité avec votre partenaire ?
  20. Qu’est-ce qui vous gêne à l’idée de pratiquer de l’exercice physique ? Temps ?
  21. Quelle façon de bouger aimez-vous ? Danse, nage, marche nordique … ?
  22. Prenez-vous des anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères ?
  23. Si oui, vous sentez-vous mieux ?
  24. Qu’aimeriez-vous changer (style, garde-robe, silhouette … ) ?
  25. Que visez-vous en réalité derrière ces changements ?

La fausse solution “régime”

Tenter d’éliminer la surcharge pondérale (message du corps) à grands coups de bilans sanguins, de diètes, de prescriptions, d’interdits … divisera les personnes en surpoids en 3 camps.

Il y aura les « bons élèves » unanimement applaudis, ceux qui réussissent à prendre le contrôle de leur poids par la privation et parfois même au prix d’une intervention chirurgicale dans l’air du temps. Nous savons aujourd’hui que la souffrance ne s’envole pas toujours avec les kilos – ce thème fut l’objet d’une de mes interventions sur Vivacité aux côtés de Sylvie Honoré, les témoignages des auditrices confirmaient bien ce constat.  

Il y aura les « mauvais élèves » : ceux qui n’y parviennent pas. Ceux qui ne font pas « l’effort », « manquent de volonté ». Leur échec, douloureusement vécu, est une bataille vaine contre la réponse naturelle de leur corps à une situation de vie pénible : on ajoute des tourments au mal-être. Où est passé le bon sens ?

Enfin, il y aura les victimes du fameux effet “yoyo”, au pondérostat déboussolé, qui grossissent, maigrissent, regrossissent … portant autant de coups que de variations de poids à une estime de soi chancelante dès le départ.

Une personne en surpoids fait preuve de courage et de volonté  face au diktat sociétal de la minceur

Dans tous les cas, le soutien précieux d’un massage (si le toucher est bien accepté, évidemment) reçu de façon régulière aide la personne à évaluer la transformation permanente de son corps “de l’intérieur” favorisant une saine perception du corps et de son image.

 

Pour chaque être humain, le corps est à la fois le véhicule que ses parents lui ont fabriqué puis légué, et qui le fait appartenir au genre humain, mais aussi un lieu unique celui de chaque singularité, dans lequel son histoire personnelle s’inscrit et vient colorer ce modèle général d’une mémoire d’expériences à nulle autre pareille, la sienne.

P. Delion

Chaleureusement vôtre.